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La généalogie, une
passion tenant à la fois du collectionneur, du
joueur, de l'enquêteur,de l'historien et de l'aventurier.
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Période 1939 - 1945
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La
résistance dans les Alpes mancelles a eu une importance non négligeable
comme en témoigne le fascicule ci-contre édité à l'occasion de
retrouvailles d'anciens résistants locaux et par Saint-Mars-du-désert
il faut en réalité considérer tout le coin (Saint-Mars-du-Désert,
Champfrémont, Saint-Pierre-Des-Nids, Bais, Averton, Mont-Saint-Jean,
Fresnay-sur-Sarthe, Saint-Georges-le-Gaultier, etc.).
Comme il est devenu introuvable, il est plus profitable de le rendre
accessible à tous, afin de préserver la mémoire de ces grands hommes et
femmes !
Pourtant, si les archives permettent de retrouver des noms de
résistants, la plupart d'entre eux semblent être tombés dans l'oubli,
parfois parce que partis ailleurs, où alors pour ne pas avoir forcément
revendiqué leur rôle ou leurs droits (pensions) ou si tardivement qu'ils ne figurent même pas dans les fichiers de l'ONAC actuellement en ligne (comme j'ai pu le constater aux archives récemment des documents déclarés en 1996 ne seront consultables qu'en 2061).
D'autres furent poussés par leur entourage, tel Raymond Ciroux décédé en novembre 2020 (avec qui j'avais eu l'occasion d'échanger un jour dont on a pas mal parlé à Alençon). Il y a aussi Andrée Dupont-Thiersault qui transportait des messages planqués dans son guidon, déportée, la famille LEFEBVRE à Mont-Saint-Jean (déportés aussi après avoir été dénoncés). Une association locale se retrouve pour échanger sur le sujet.
Si vos ancêtres sont locaux, je vous encourage à lire tout le
fascicule qui pourrait vous apporter quelques surprises .
J'espère bien que l'histoire saura retenir l'implication décisive des
groupes locaux, notamment dans l'aide aux alliés en préparation et
suite au débarquement... L'urgence était le fascicule.
Maintenant, cette page n'évoluera plus sauf faits
nouveaux, dont les sources soient suffisament solides, sourcées
et documentées de manière irréprochable. La raison :
La Seconde Guerre mondiale a profondément marqué les familles
européennes, laissant derrière elle des secrets, des blessures et des
interrogations encore vivaces. Au-delà des grandes figures historiques,
de nombreux généalogistes cherchent à comprendre le rôle joué par leurs
propres ancêtres : résistance, collaboration ou simple survie dans une
époque troublée. Àux anniversaires de l’armistice, ces recherches
suscitent un regain d’intérêt, souvent motivé par une légende
familiale, un silence inhabituel ou la découverte d’un document oublié.
Cependant, enquêter sur cette période exige prudence, rigueur et
empathie. La Résistance comme la Collaboration ne peuvent être réduites
à une opposition simpliste entre le bien et le mal. Les parcours
individuels furent souvent complexes, mêlant convictions, peur,
opportunisme ou nécessité de protéger sa famille. De plus, la mémoire
familiale déforme parfois les faits : certains engagements ont été
cachés, minimisés ou réinterprétés avec le temps.
Le généalogiste doit donc confronter les récits familiaux aux archives,
tout en gardant une éthique irréprochable. Les témoignages restent
précieux mais subjectifs, et les archives judiciaires de l’épuration
doivent être interprétées avec prudence, car cette période fut marquée
par des règlements de comptes et des injustices.
L’objectif n’est ni de glorifier ni de condamner ses ancêtres, mais de
mieux comprendre une époque et les choix difficiles qu’elle imposait.
Parfois, il faut aussi accepter de suspendre certaines recherches afin
de préserver l’équilibre familial et respecter les sensibilités encore
présentes...
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